Roberto Di Costanzo
Categories : ITW | par : Ozmoze

Artiste dans bien des domaines, Roberto nous a accueillis à l’occasion de son exposition Roma. Une exposition d’où émanent finesse, élégance et surtout l’âme onirique de la ville de Rome.  Des traits de caractère que nous retrouvons dans son œuvre.  Ces œuvres sont des portes ouvertes sur un monde poétique. L’auteur nous offre le plaisir d’observer des illustrations très détaillées, riches en expressions où des enfants voyagent en ballon rouge dans une des plus belles villes, où des pantins sans visage, mais pourtant chargés d’émotion, circulent sur les pages. En attendant de vous rendre à cette exposition et de découvrir par vous-même son art, rencontrez-le  grâce à notre interview.

On s’appelle : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous vous présenter ?
Roberto Di Costanzo :
Je suis illustrateur de livres pour enfants  depuis cinq ans en Italie. J’ai également illustré Les chants de Noël de Charles Dickens, Les fables de Alenuska. J’ai suivi les cours des  Beaux Arts de Rome, puis de l’école nationale du cinéma. Pendant cette formation de costumier j’ai eu la chance d’être instruit par Piero Tosi ,un grand maître italien.
Depuis, je travaille avec les Editions Nomades avec lesquelles j’ai réalisé Roma. Il s’agit d’un livre sur Rome, une histoire présentée  comme un Story Board sur ma ville.
J’ai également fait un master pour adulte dont la spécialisation porte sur les portraits. Vous pouvez en voir quelques-uns dans l’exposition.

 

 

 

On s’appelle : Nous vous rencontrons au sein de votre exposition Roma, que ressentez-vous face à ce projet ?
Roberto Di Costanzo :
Je suis très content. La France est un pays important pour la culture et ouvert au niveau de l’édition jeunesse. Il y a de grandes possibilités et je suis reconnaissant de tout ça. Je suis aussi curieux de rencontrer le public français.

On s’appelle : Rome étant votre ville natale, l’avez-vous représentée comme vous la voyez maintenant ou avez-vous été influencé par votre enfance ?
Roberto Di Costanzo : Rome c’est une école, une formation mais c’est aussi une ville très poétique. Je cherche à la montrer par l’imagination, de la même manière que la première fois où le regard d’un enfant l’observe. “La mettre en avant avec son côté onirique”. Ce n’est pas facile surtout avec son architecture. Un enfant n’a pas la même sensibilité qu’un adulte… face à l’aspect des monuments. Je souhaite mettre en avant l’aspect nostalgique, et non l’aspect  contemporain, d’ailleurs les vêtements des enfants sont un peu rétros.

On s’appelle : Qu’aimeriez-vous transmettre avec cette œuvre ?
Roberto Di Costanzo :
Je veux prendre le réel et le transposer avec de la fantaisie. C’est une entrée pour le voyage qui mène à l’âge adulte.

 

On s’appelle : Vous travaillez l’encre de Chine avec un traité très fin et détaillé, êtes-vous aussi attiré par les outils numériques ?
Roberto Di Costanzo : J’aime l’encre de Chine parce que ce n’est pas facile. C’est très rétro avec un “goût” ancestral. Le digital c’est important, mais je n’aime pas. Ce n’est pas la même transmission.

On s’appelle : Pourquoi vous êtes-vous tourné vers l’illustration jeunesse ?
Roberto Di Costanzo : C’est sûrement à cause de l’enfant que je suis devenu. C’est dû à mes yeux et ma manière de regarder. Les yeux d’enfants sont purs, enfantins, naïfs et sans limites .

On s’appelle : Vous êtes également costumier, trouvez-vous des similitudes entre ces différentes formes d’arts ?
Roberto Di Costanzo : “L’amour pour le dessin.” Car tout passe par le dessin. C’est la matrice. Par exemple pour l’œuvre sur Alenuska, il y avait la censure. Alors j’ai parlé à travers les animaux, et les costumes situent l’époque. Ce sont des habits humains. (sourire)

On s’appelle : Quel est votre meilleur souvenir créatif ?
Roberto Di Costanzo :
C’est difficile. Cela dépend. J’ai fait trois expositions. Je suis très content de rencontrer les gens.

On s’appelle : Quelle est votre muse ?
Roberto Di Costanzo : “L’Homme”, “les sentiments de l’Homme “
Je cherche comment traduire la peur, la jalousie,… par un signe. C’est ce qui m’inspire. C’est une recherche intimiste que je mets sur papier.

On s’appelle : Si vous deviez dénoncer quelque chose par la plume, que choisiriez-vous ?
Roberto Di Costanzo : Le grand problème de l’Homme contemporain c’est la solitude. Un  voyage de personnes qui sont seules. Paris, comme Rome ou Londres, ce sont des grandes villes avec un problème de communication. Oui c’est sur cela que je dessinerais.

On s’appelle : Un petit mot pour la fin, un slogan ?
Roberto Di Costanzo : L’art c’est diverses manières de vivre les sens, tous les sens. Mais nous pouvons décider comment le vivre.

L’exposition se déroule cette semaine, ne la ratez pas ! Informations par ici : LIEN

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